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Mycose vaginale : symptômes, différence avec une vaginose

Mis à jour le · Par la rédaction de Santé à la Loupe

La mycose vaginale est due à une levure déjà présente naturellement dans l'organisme. Elle associe des pertes blanches épaisses sans odeur marquée et des démangeaisons, ce qui la distingue d'une vaginose bactérienne.

Mycose vaginale : symptômes, différence avec une vaginose

La mycose vaginale est une infection due à une levure, le plus souvent *Candida albicans*, déjà présente naturellement dans l'organisme. Elle devient gênante quand l'équilibre de la flore se déséquilibre et que la levure se multiplie. Elle représente environ la moitié des vaginites.

Deux signes vont ensemble et orientent fortement : des pertes blanches épaisses, comparées à du lait caillé et sans mauvaise odeur, et des démangeaisons ou des brûlures de la vulve. C'est aussi ce qui la distingue d'une vaginose bactérienne, qui donne des pertes fluides et malodorantes.

Ce qui distingue une mycose d'une vaginose

C'est la confusion la plus fréquente, et elle a des conséquences pratiques : les deux ne se traitent pas de la même façon.

Mycose vaginaleVaginose bactérienne
NatureLevure, le plus souvent *Candida albicans*Déséquilibre de la flore, bactéries anaérobies
PertesBlanches, épaisses, grumeleuses, sans odeur marquéeFluides, grises ou jaune-vert, odeur souvent décrite comme de poisson
DémangeaisonsFréquentes, parfois intensesMoins au premier plan
Rougeur de la vulveHabituelle, avec gonflement possibleSouvent absente

Aucun de ces éléments ne remplace un examen. Cette page décrit, elle ne diagnostique pas, et un autotest fondé sur l'apparence des pertes conduit régulièrement à traiter la mauvaise chose.

La levure en cause n'a rien à voir avec le champignon du pied d'athlète, même si les deux relèvent des infections fongiques : l'une vit déjà dans l'organisme, l'autre se ramasse sur un sol humide.

Ce qui favorise une poussée

La levure fait partie du paysage : sa simple présence n'est pas une maladie. Ce qui compte, c'est ce qui rompt l'équilibre. Une prise d'antibiotiques, qui appauvrit la flore protectrice. Une grossesse ou des variations hormonales. Un diabète mal équilibré. Une toilette intime trop agressive ou trop fréquente, avec des produits qui décapent au lieu de protéger. Des sous-vêtements synthétiques et des vêtements serrés, qui entretiennent chaleur et humidité.

Les symptômes s'aggravent souvent dans la semaine qui précède les règles, ce qui donne à certaines poussées une régularité déroutante.

Que faire, et ce qui relève d'un avis

Un traitement antifongique local existe et se choisit avec un professionnel de santé. La règle simple : un premier épisode se fait confirmer, parce que traiter une mycose qui n'en est pas une retarde le bon traitement et entretient l'irritation. Le pharmacien peut orienter, mais il renvoie en consultation devant un premier épisode, une grossesse, une fièvre ou des signes atypiques.

Ce guide ne donne aucune posologie et ne recommande aucun produit. Il indique en revanche ce qui aide sans risque : privilégier une toilette externe simple, une fois par jour, avec un produit doux et sans parfum ; abandonner les douches vaginales, qui détruisent la flore protectrice ; porter des sous-vêtements en coton et éviter les vêtements serrés ; sécher soigneusement après la douche ; changer rapidement de maillot de bain mouillé.

Quand les mycoses reviennent sans arrêt

On parle de forme récidivante à partir de quatre épisodes par an. Ce seuil n'est pas anodin : il fait basculer la prise en charge. Un prélèvement devient utile pour confirmer le diagnostic et identifier la levure en cause, car certaines espèces autres que *Candida albicans* répondent moins bien aux traitements habituels. Un traitement plus prolongé est alors discuté, et les facteurs favorisants sont repris un par un.

Les mycoses vaginales à répétition justifient donc une consultation dédiée plutôt qu'un énième traitement acheté en pharmacie. C'est un motif fréquent, et il existe des réponses.

Voir aussi en vidéo

Reconnaître une mycose vaginale, la distinguer d'autres causes de pertes et de démangeaisons, et savoir quand une consultation s'impose.

Tout sur la mycose vaginale - La Maison des maternelles #LMDM, La Maison des Maternelles - France Télévisions, publiée le 10 octobre 2024. La lecture charge YouTube et dépose ses cookies.

Questions fréquentes

Une mycose vaginale est-elle une infection sexuellement transmissible ?

Non. La levure en cause est déjà présente dans l'organisme, et une mycose peut survenir sans aucun rapport sexuel. Les rapports peuvent en revanche irriter une muqueuse déjà enflammée et aggraver les symptômes. Le partenaire n'a pas besoin d'être traité systématiquement ; il peut l'être s'il présente lui-même des signes, ce qui se discute en consultation.

Comment reconnaître une mycose vaginale ?

L'association la plus évocatrice réunit des pertes blanches épaisses et sans odeur forte et des démangeaisons de la vulve, souvent avec une rougeur et une sensation de brûlure, parfois majorées pendant les rapports. Ce n'est pas une preuve : d'autres causes donnent des signes voisins, et seule une consultation permet de trancher, surtout lors d'un premier épisode.

Les probiotiques et le yaourt servent-ils à quelque chose ?

Les données disponibles ne permettent pas d'en faire un traitement. Certaines approches visant à restaurer la flore vaginale sont étudiées, mais elles ne remplacent pas un traitement antifongique quand une mycose est confirmée. Quant à l'application locale de yaourt, elle n'a pas fait la preuve de son efficacité et peut irriter davantage.

Faut-il éviter le savon ?

Il faut éviter l'excès et l'agressivité, pas l'hygiène. Une toilette externe quotidienne avec un produit doux, sans parfum, suffit. Multiplier les lavages, utiliser des gels antiseptiques ou pratiquer des douches vaginales élimine la flore protectrice et entretient précisément le déséquilibre qui favorise les récidives.

Cette fiche est une information de vulgarisation. Elle ne pose aucun diagnostic et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. En cas de doute, consultez un médecin.